Villes en transition

Aujourd’hui, je vous parle d’un mouvement qui prend chaque jour un peu plus d’ampleur dans le monde : les initiatives de transition. Transition énergétique, et plus largement, transition sociétale.

 

De quoi s’agit-il ?

Le mouvement de la transition a vu le jour à Totnes, petite ville de Grande Bretagne, en 2006, à l’initiative de Rob Hopkins, enseignant en permaculture.

L’idée globale est de prendre conscience de notre dépendance au pétrole, du fait que lorsque la production baissera nous serons directement et fortement impactés (prix des carburants bien sûr, et de tout ce qui est importé ou transporté sur de longues distances), et de s’y préparer dès maintenant.Territoires en transition - Rob Hopkins

Renforcer notre autonomie pour mieux résister aux crises

Une initiative de transition c’est avant tout un projet local, propre à un territoire, et géré par les citoyens qui y vivent. Les principes de la transition restent les mêmes partout, mais chaque action, chaque démarche est élaborée en fonction des spécificités et besoins locaux. Et là vous vous dites « Ok, c’est bien, mais ces fameux principes, en quoi ça consiste ? ». C’est super simple !

  • Pour diminuer notre dépendance au pétrole, il faut faire baisser la consommation de carburants, et pour ça, on relocalise l’économie autant que possible. Par exemple, plutôt que de consommer un gaspacho de tomates espagnoles en plein hiver, on fait une bonne soupe de potirons du coin. Si, si, ça réchauffe et c’est super bon !
  • Pour relocaliser l’économie, comment on fait ? Et bien, on travaille à acquérir les compétences qui le permettent, de manière à devenir autonomes avec nos ressources locales.
  • Et pour faire tout ça, on s’y prend comment ? ENSEMBLES ! On renforce les liens avec les habitants, les acteurs et pouvoirs politiques locaux. Plus de solidarité, plus de collaboration, plus de partage !

 

Agir localement ? Pourquoi ?

Et bien tout d’abord parce que c’est à la portée de chacun d’entre nous, et que pour relocaliser, ben ça suppose d’agir localement (j’avais bien dit que c’était très simple !). Plus sérieusement, cela permet de mener des actions de transition cohérentes, vraiment en phase avec les besoins et ressources du territoire. Et si nous n’agissons pas à notre échelle, personne ne le fera pour nous !

Concrètement, cela peut se traduire par la création de jardins partagés, d’incroyables comestibles, de « repair cafés », la mise en place d’une monnaie locale pour favoriser l’économie circulaire (comme le SOL Violette à Toulouse), et plein d’autres projets de ce genre.

Aujourd’hui, il existe plus de 2000 initiatives dans 44 pays du monde, dont 150 en France. Si j’ai piqué votre curiosité, vous pouvez vous renseigner sur le site français du mouvement de la transition, vous y trouverez les initiatives en marche proche de chez vous !

Et vous, la transition, ça vous parle ?

 

Je laisse le mot de la fin à Rob Hopkins.

 

 


Julie, graphiste éco-responsable chez Origin Art Studio (Toulouse)

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