La part du colibri – Pierre Rabhi

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher de l’eau dans son bec pour jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? » « Je sais, répond le colibri, mais je fais ma part. »

Pierre Rabhi

 

Aujourd’hui, j’ai envie de vous présenter « La part du Colibri », un petit livre d’une quarantaine de pages, signé Pierre Rabhi. Pourquoi ce livre ? Parce qu’il est selon moi un préambule, une introduction, une invitation même à une vie plus respectueuse de la nature et de l’homme.

En quelques pages, Pierre Rabhi dresse un constat assez préoccupant de ce qu’est le monde, de ce qu’est l’homme aujourd’hui. Il nous décrit cette société qui consomme toujours plus pour répondre à des besoins qui n’en sont pas, pendant qu’ailleurs, d’autres ne parviennent même pas satisfaire les besoins primaires que sont manger, boire, se vêtir… Il nous explique que l’ère industrielle, qui, avec les machines a permis à l’homme de s’affranchir des limites de la nature, l’en a aussi complètement déconnecté, et que l’agriculture industrielle détruit petit à petit la terre, cette matrice nourricière dont dépend entièrement notre survie alimentaire.

La part du colibri - Pierre RabhiMais l’auteur, loin de se contenter de nous alarmer, propose des solutions, des pistes pour une transition vers un monde plus juste, en se basant sur un principe simple : « placer l’humain et la nature au cœur de nos préoccupations et l’économie à leur service ».

Partisan de la décroissance, Pierre Rabhi nous invite à relocaliser les activités économiques lorsque les ressources locales le permettent, à développer l’agro-écologie et donner la part belle à l’innovation en matière d’énergies. La question de l’éducation est aussi abordée parmi d’autres sujets comme la qualité de nos aliments, la place de la femme…

 

Ce petit livre a conforté mon ressenti de la société actuelle : dans notre monde moderne, l’homme s’oublie. Apprendre, pour travailler, pour se nourrir, pour travailler, pour se nourrir, pour travailler…
Pour vivre quand ?

Bref, La part du colibri est un appel à l’éveil des consciences, pour nous, pour notre monde, pour un avenir meilleur. A mettre entre toutes les mains !

Prochaine étape : la transition !

A très vite


Julie, graphiste éco-responsable chez Origin Art Studio (Toulouse)

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