Communication et éco-conception – limiter l’impact de l’impression

Dans l’article précédent, il était déjà question de communication éco-responsable et d’éco-conception. Je vous expliquais comment optimiser vos supports de communication en amont de l’impression. De la définition du projet à la création du design, je vous parlais de quelques points clés à prendre en compte, comme le format du support, l’utilisation raisonnée des encres, la mise en page, le recyclage… Aujourd’hui on passe à l’étape suivante : l’impression. Choix du papier et choix de l’imprimeur, voici quelques conseils pour limiter l’impact de votre communication sur l’environnement.

 

Labels, chlore et grammage : comment choisir son papier ?

 

S’il est important de prendre en compte le design du support pour en limiter l’impact, choisir un papier adapté est primordial.

  • En premier lieu il faut choisir le grammage (épaisseur du papier) en fonction de l’utilisation et de la durée de vie du support. Par exemple, des supports comme une brochure de promotion ou des flyers ne sont pas destinés à durer dans le temps, une fois les promotions passées, la brochure est obsolète. Dans ce cas, il faut privilégier un papier au grammage fin, ce qui sera suffisant pour une durée de vie courte. En revanche, lorsque l’on met en place la plaquette de présentation d’une entreprise, on a besoin d’un support pérenne que les clients ou collaborateurs puissent garder longtemps. Aussi utilisera-t-on ici un papier au grammage épais (du moins pour la couverture dans le cas d’un feuillet). De cette façon on évite pas mal de gaspillage de matière première, et là encore, on facilite le recyclage des supports « éphémères » qui représentent un gros volume d’impression.
Grammage du papier - éco-conception
Grammage (épaisseur) du papier

 

  • Pour ce qui est du papier en lui même, plusieurs critères sont à prendre en compte. Valables également pour le papier d’imprimante de bureau. 
    Depuis quelques années, deux labels certifiant une gestion durable des forêts ont été mis en place : les labels PEFC et FSC. On trouve aussi le Blue Angel (Allemagne) et le Nordic Swan (pays nordiques). Ils ne sont malheureusement pas les garanties les plus fiables, mais ils ont le mérite d’exister. Alors privilégiez toujours le papier certifié.
    En suite, point important, qu’il soit ou non recyclé, le papier est blanchi, et tous les procédés de blanchiment ne sont pas égaux pour ce qui est de l’impact sur l’environnement. L’usage du chlore et des azurants optiques est encore trop répandu et constitue une vraie pollution. Donc à mettre sur la liste des points à vérifier lors du choix du papier, et surtout du papier recyclé, un papier non blanchi au chlore et ne contenant pas d’azurants optiques.Labels certification du papier

L’impression : IMPRIM’VERT, encres, déchets et bilan carbone

 

  • Commençons par un petit point sur le label IMPRIM’VERT. Si ce fameux label n’est pas le Graal de l’éco-conception, il est quand même le gage d’une impression moins nuisible. Il garanti le retraitement et l’élimination des déchets d’imprimerie ainsi que l’utilisation de produits non étiquetés « toxique » (pictogramme à tête de mort), l’optimisation des dépenses énergétiques de l’entreprise et la sensibilisation du personnel et du client. Ce qui est déjà pas mal ! Certains imprimeurs vont plus loin en recyclant leurs chûtes de papier (qui représentent un certain nombre de tonnes par an).Imprim'vert -  éco-conception

 

  • Continuons par les encres. Dans beaucoup d’imprimeries (à fortiori les imprimeries à bas coûts), on utilise des encres d’origine minérale, nocives pour l’environnement. Privilégiez les imprimeurs qui utilisent des encres à pigments végétaux et sans huile de palme (Si, si, ça existe ! Comme la pâte à tartiner !).

 

  •  Pour finir, choisissez une imprimerie proche de chez vous ou à défaut, une imprimerie française qui imprime en France. Et oui, les imprimeries lowcost envoient vos documents au fin fond de la Chine ou de l’Argentine, et là, bonjour le bilan carbone du support ! On ne le dira jamais assez, lorsque c’est possible, consommez local ! Même pour vos cartes de visite

 

Voilà ! Maintenant vous avez de quoi faire des supports qui, à défaut d’être 100% propres, auront beaucoup moins d’impact sur l’environnement. Il ne vous manque plus que LE, enfin LA graphiste qui pourra s’occuper de tout ça ! Ah ben en fait non, il ne vous manque rien, je suis là pour ça moi 😀

 

Trèves de plaisanteries, j’espère que tout ça vous servira !

A très vite pour un prochain article !


Julie, graphiste éco-responsable chez Origin Art Studio (Toulouse)

 

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4 commentaires sur “Communication et éco-conception – limiter l’impact de l’impression

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